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12 janv. 2018

France : Objets connectés. La Fnac et Amazon assignés en justice par l’association UFC-Que-Choisir

Objets connectés. La Fnac et Amazon assignés en justice par l’association UFC-Que-Choisir
Ouest-France avec AFP, 9 janvier 2018

Les objets connectés, comme cette montre, enregistrent des
données sensibles. 
Photo d'illustration Fotolia
Deux importantes plateformes de vente en ligne en France, la Fnac et Amazon, sont assignées en justice par UFC-Que-Choisir. L’association de défense des consommateurs leur reproche de ne pas assez informer leurs clients sur les données sensibles recueillies par les objets connectés qu’elles mettent en vente sur leur site.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a assigné en justice, ce mardi, la Fnac et Amazon. Elle leur reproche une information lacunaire délivrée aux clients lors de l’achat d’objets connectés.



« Après avoir observé que les fiches produits souffraient, tant d’une information lacunaire sur les caractéristiques essentielles des objets connectés que d’une présentation des garanties légales inintelligible », l’association a mis en demeure dix sites de commerce en ligne en juillet, explique l’UFC-Que Choisir dans un communiqué.

La Fnac et Amazon accusés par l’association de « pratiques commerciales trompeuses »

« Face à l’absence de réactions de ces sites ou d’avancées significatives », l’association a assigné devant le tribunal de grande instance de Paris la Fnac et Amazon pour « pratiques commerciales trompeuses » et « en cessation d’agissements illicites ».

« Alors qu’un objet connecté ne se réduit pas à un simple objet physique mais dispose d’un écosystème technologique complexe, le protocole de communication utilisé, l’identité du constructeur et la capacité d’interopérabilité de l’objet, sont autant d’informations que Fnac Direct et Amazon Sarl se doivent de communiquer aux consommateurs avant l’acte d’achat », souligne le communiqué.

Un manque de communication auprès des consommateurs

Mettant en avant « la nature des données », leur « nombre incommensurable », leur « diversité » ainsi que leur « caractère sensible », l’UFC souligne que les informations relatives aux données personnelles nécessitent « une communication au consommateur avant la conclusion du contrat, en tant que caractéristiques essentielles d’un tel produit ».

L’association s’appuie sur une jurisprudence - dans une procédure opposant l’UFC à Darty - selon laquelle les distributeurs ont une « obligation d’information sur les caractéristiques »des objets qu’ils vendent, a précisé à l’AFP Justine Masserat, juriste à l’UFC-Que Choisir.

L’association dénonce également une « mise en avant des garanties payantes au détriment des garanties légales gratuites ».

À l’issue de cette procédure, l’association envisage d’en engager d’autres sur le même fondement.

https://www.ouest-france.fr/high-tech/objets-connectes-la-fnac-et-amazon-assignes-en-justice-par-l-association-ufc-que-choisir-5489778

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